La culture qui émancipe, qui aide à comprendre le monde est un rempart contre le populisme
- 11 mars
- 2 min de lecture

Pour nous, la culture n'est pas un luxe, c'est ce qui "fait l'humanité". Elle nous construit, favorise notre épanouissement et constitue le levier indispensable pour transformer notre société. En 2026, nous voulons une culture qui émancipe, qui aide à comprendre le monde et qui combat la résignation.
L'état des lieux : une richesse mal partagée
Alès possède des atouts indéniables, mais le constat actuel appelle à un changement de cap :
Un décalage local : Malgré la qualité de la Scène nationale (Le Cratère), les Alésiens restent minoritaires dans le public des grands événements.
Une culture "touristique" : La programmation actuelle se concentre trop sur la saison estivale et l'aspect consumériste de l'événementiel.
Des oubliés : Les quartiers périphériques sont délaissés, et les équipements pour la petite enfance ou la création jeunesse manquent cruellement.
Un manque de lien : Il manque une coordination globale pour donner du sens à toutes les actions éparpillées.
Notre ambition : Une culture qui irrigue toute la société
Nous voulons passer d'une culture que l'on "consomme" à une culture que l'on "vit" et que l'on "pratique". Voici nos piliers pour relever ce défi :
1. Le défi de la démocratisation (L'accès pour tous)
La culture doit sortir du centre-ville pour aller à la rencontre de chacun :
Gratuité : Instauration de la gratuité dans les musées et création d'un parcours culturel gratuit pour les lycéens.
Éducation : Création d'une école d'art et renforcement des interventions artistiques en milieu scolaire et centres de loisirs.
Mobilité : Soutien aux structures itinérantes (bus d'exposition, spectacles de rue) pour toucher les quartiers éloignés.
2. Le défi écologique
La culture doit accompagner la mutation de nos mentalités :
Sensibiliser toutes les strates de la population aux enjeux environnementaux.
Étudier le bilan carbone des grands événements pour adapter nos programmations futures.
3. Le défi de la création (Alès, terre d'artistes)
Nous voulons faire de notre ville un laboratoire vivant :
Tiers-lieux & Maisons d'artistes : Créer des espaces de vie, de création et de logement pour les créateurs.
Commande publique : Étendre le "1 % artistique" à tous les bâtiments financés par la région pour soutenir les plasticiens et créateurs.
Mémoire vive : Lancer un projet pour valoriser toutes les mémoires d'Alès, y compris celles issues des cultures étrangères.
Fête ou Culture : pourquoi choisir ?
On oppose souvent la fête populaire à la culture institutionnelle. C'est une erreur. Le rejet de certains événements par les habitants n'est pas de l'inculture, c'est une absence de lien.
"Nous voulons unifier la gestion des fêtes et de la culture. La fête doit redevenir un espace de création, et l'art un moment de partage joyeux."
En finissant par la "pensée unique" et le "gavage des réseaux sociaux", nous proposons une alternative : une culture qui ne descend pas des institutions vers le haut, mais qui naît des récits et des imaginaires de chaque citoyen.
Construisons ensemble
Dès notre arrivée, nous réaliserons une cartographie complète des activités artistiques du bassin alésien. Mais nous ne déciderons pas seuls : des commissions extra-municipales associeront artistes, élus et habitants pour co-construire la politique culturelle de chaque quartier.
La culture est le rempart le plus solide contre le populisme et le repli sur soi.
Faisons-en notre priorité.




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