Rochebelle reprend la parole : retour sur la rencontre hebdomadaire de quartier
- AlesCVous
- 9 oct.
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Vendredi 3 octobre, le rendez-vous citoyen s’est tenu le soir à Rochebelle, dans la cour de la cantine solidaire — un lieu hautement symbolique, cœur battant du vivre-ensemble. Là, des dizaines d’habitants ont fait entendre leurs voix : fortes, sincères, pleines d’amour pour leur quartier… mais aussi marquées par la colère face à son abandon ressenti par la municipalité.
« Un coup de goudron ne suffit pas à masquer la réalité », a résumé l’un d’eux, micro en main. Les attentes exprimées étaient claires et concrètes :
Être enfin associés aux décisions d’aménagement urbain : mobilités douces, espaces végétalisés, redynamisation du commerce local.
Lutter efficacement contre l’habitat insalubre grâce à un véritable permis de louer dissuasif pour les marchands de sommeil.
Améliorer la propreté urbaine par un entretien plus régulier et efficace des rues.
Offrir un soutien renforcé à la jeunesse, pour la réussite scolaire, l’insertion et la cohésion sociale.
Déployer davantage d’éducateurs de rue, en phase avec la réalité du terrain.
Faciliter l’accès aux structures circassiennes du quartier pour les enfants et adolescents.
Et surtout, obtenir enfin des transports publics dignes de ce nom, avec la construction tant attendue de la passerelle sur le Gardon.
Les habitants ont salué la démarche sincère et participative impulsée par Paul Planque et les amis du Printemps alésien, qui les considèrent non comme de simples administrés, mais comme de véritables acteurs de leur ville.
Beaucoup se sont rappelé leur mobilisation victorieuse d’il y a deux ans, lorsqu’ils ont empêché un projet de bétonisation massive aux hauts d’Alès, préservant ainsi le poumon vert du quartier.
À Rochebelle comme ailleurs, l’énergie citoyenne montre le chemin : reprendre la parole, reprendre la main, reprendre la ville.
























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